IFI : tout savoir sur l'impôt sur la fortune immobilière

L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) est un impôt annuel qui concerne les foyers fiscaux dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse un seuil fixé par la loi de finances (barème 2026, à vérifier). Contrairement à l'ancien ISF, cet impôt ne porte que sur les actifs immobiliers, à l'exclusion des valeurs mobilières, comptes bancaires ou assurances-vie en unités de compte non immobilières.

Qui est concerné par l'impôt sur la fortune immobilière ?

Sont redevables de cet impôt les personnes physiques dont la valeur nette du patrimoine immobilier, au 1er janvier de l'année d'imposition, dépasse le seuil légal. Le patrimoine pris en compte inclut :

  • les biens immobiliers détenus en direct (résidence principale, secondaire, locatifs) ;
  • les parts de sociétés civiles immobilières (SCI) ;
  • les unités de compte de contrats d'assurance-vie représentatives d'actifs immobiliers ;
  • les parts de SCPI et OPCI, au prorata de leur composante immobilière.

Comment calcule-t-on l'IFI ?

Étape Description
1. Valorisation Évaluation de la valeur vénale de tous les actifs immobiliers imposables
2. Abattements Application de l'abattement de 30 % sur la résidence principale, sous conditions
3. Passif déductible Déduction des emprunts en cours affectés aux biens imposables
4. Barème Application du barème progressif par tranches (barème 2026, à vérifier)
5. Plafonnement Vérification éventuelle du mécanisme de plafonnement

Le calcul repose sur trois étapes : évaluation de la valeur vénale des actifs immobiliers, déduction du passif afférent (emprunts en cours, notamment), puis application d'un barème progressif par tranches (barème 2026, à vérifier). Un abattement de 30 % s'applique traditionnellement sur la résidence principale, sous conditions.

Le passif déductible

Les emprunts contractés pour l'acquisition, la construction ou les travaux d'un bien immobilier imposable sont, en principe, déductibles de l'assiette taxable, selon des règles précises encadrant notamment les prêts in fine et les prêts familiaux.

Le plafonnement de l'IFI

Un mécanisme de plafonnement permet, sous conditions, de limiter le total IFI + impôt sur le revenu + prélèvements sociaux à un pourcentage des revenus du foyer de l'année précédente.

Exonérations et cas particuliers

Certains biens bénéficient d'une exonération totale ou partielle : biens professionnels affectés à une activité principale, bois et forêts sous conditions, parts de groupements fonciers agricoles. La déclaration IFI se fait en même temps que la déclaration de revenus, via une annexe dédiée.

Exemple chiffré de calcul de l'IFI

Un foyer fiscal détenant, au titre de l'IFI, un patrimoine immobilier net taxable de 2 000 000 €, dont une résidence principale évaluée à 800 000 € avant abattement, verra cette dernière retenue pour environ 560 000 € après application de l'abattement de 30 %. Si ce foyer a également un emprunt en cours de 300 000 € affecté à un bien locatif imposable, ce passif vient réduire d'autant l'assiette taxable, avant application du barème progressif par tranches (barème 2026, à vérifier).

Points de vigilance sur les SCI et le passif

Les parts de sociétés civiles immobilières (SCI) sont intégrées à l'assiette IFI au prorata de la quote-part d'actifs immobiliers détenus par la société, après déduction du passif social lié à ces actifs. Les prêts familiaux ou les prêts sans terme (in fine) souscrits pour l'acquisition d'un bien font l'objet de règles de déductibilité spécifiques, destinées à éviter les schémas d'optimisation artificiels. Il convient de documenter précisément l'origine et l'affectation de chaque emprunt pour sécuriser la déclaration.

Erreurs fréquentes en matière d'IFI

  • Oublier d'intégrer les unités de compte d'assurance-vie représentatives d'actifs immobiliers dans l'assiette taxable.
  • Ne pas appliquer l'abattement de 30 % sur la résidence principale, ou l'appliquer à tort sur une résidence secondaire.
  • Négliger le mécanisme de plafonnement, qui peut pourtant réduire significativement la charge fiscale globale en cas de revenus modestes au regard du patrimoine détenu.
  • Sous-estimer la valeur vénale des biens détenus en indivision ou en démembrement de propriété, dont l'évaluation suit des règles spécifiques.

Comment déclarer cet impôt

La déclaration s'effectue via une annexe spécifique jointe à la déclaration de revenus, mentionnant l'ensemble des actifs immobiliers imposables, leur valeur vénale, le passif déductible et les éventuelles exonérations applicables. Un délai de dépôt identique à celui de la déclaration de revenus s'applique, avec des dates limites variables selon le mode de déclaration (barèmes 2026, à vérifier).

Questions fréquentes

À partir de quel patrimoine paie-t-on cet impôt ? Le seuil d'assujettissement est fixé par la loi de finances chaque année ; il s'apprécie sur la valeur nette taxable du patrimoine immobilier du foyer fiscal (barème 2026, à vérifier).

La résidence principale est-elle taxée à ce titre ? Oui, mais elle bénéficie d'un abattement (traditionnellement 30 %) sur sa valeur vénale avant intégration dans l'assiette taxable.

Les emprunts réduisent-ils la base taxable ? Oui, sous réserve que le prêt finance un bien imposable et respecte les règles de déductibilité (notamment pour les prêts in fine, dont le capital restant dû est reconstitué de façon linéaire).

Une SCPI est-elle soumise à cet impôt ? Oui, pour la fraction de sa valeur représentative d'actifs immobiliers, au prorata de la détention.

Peut-on être exonéré pour un bien professionnel ? Oui, sous conditions strictes liées à l'exercice d'une activité professionnelle principale dans le bien concerné.

À retenir

L'IFI ne concerne qu'une minorité de foyers fiscaux, mais son calcul (évaluation, passif déductible, plafonnement) mérite une attention particulière, surtout en présence de sociétés civiles ou de crédits immobiliers en cours.

Rédigé par l'équipe éditoriale de Copilote Patrimonial — dernière révision le .

Les règles fiscales et sociales citées correspondent aux barèmes en vigueur à la date de révision et doivent être vérifiées avant toute décision. Les montants indiqués sont des ordres de grandeur, jamais des garanties de résultat.

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